Dans la géographie mondiale d’ENGIE, le Maroc s’inscrit dans l’ensemble Asie Moyen-Orient Afrique, une zone qui a dégagé un EBIT de 0,5 milliard d’euros à fin décembre 2025. À l’échelle du groupe, cette région reste loin derrière la France, portée à 3,9 milliards d’euros, ainsi que l’Europe et l’Amérique du Sud, mais elle occupe une place identifiée dans le déploiement international du groupe.
Dans cette zone, ENGIE exploite 3,9 GW de capacités renouvelables, réparties entre 1,7 GW de solaire, 2 GW d’éolien terrestre et 0,2 GW de batteries. Le Maroc y apparaît comme l’un des ancrages africains du portefeuille, aux côtés de l’Égypte et de l’Afrique du Sud.
Au Maroc, le groupe dispose de 0,4 GW d’éolien terrestre en exploitation. Cette présence reste modeste au regard des grands marchés du Golfe ou de l’Inde, mais elle confirme la place du Royaume dans la stratégie africaine d’ENGIE. Le groupe y ajoute un autre chantier structurant avec la construction d’une unité de dessalement dont la capacité attendue atteint 100 000 mètres cubes par jour.
Ce double positionnement dans l’énergie et l’eau se situe dans le sillage de la logique suivie par ENGIE sur plusieurs marchés jugés prioritaires. Le groupe ne se limite plus à la seule production électrique et cherche à se renforcer sur des infrastructures capables de répondre à des besoins de long terme, qu’il s’agisse de sécurité énergétique, de flexibilité des réseaux ou d’accès à l’eau.
À l’échelle du groupe, l’exercice 2025 s’est soldé par un chiffre d’affaires de 71,9 milliards d’euros et un EBIT hors nucléaire de 8,8 milliards d’euros. ENGIE met en avant un modèle articulé autour des renouvelables, des infrastructures locales d’énergie, de la gestion de l’offre et des marchés, tout en maintenant une présence dans les activités gazières et nucléaires.
Le cap affiché reste celui de la transition énergétique. ENGIE rappelle viser la neutralité carbone en 2045 et revendique, pour 2025, 50 pour cent de ses capacités de production électrique issues des renouvelables. Le groupe met aussi en avant 45 Mt de CO2 équivalent d’émissions liées à la production d’énergie et 33 pour cent de femmes parmi ses cadres.
Dans cet ensemble, le Maroc ne représente pas un centre de profit isolé dans les comptes publiés par ENGIE, mais il se distingue comme un point d’appui concret dans le dispositif africain du groupe. Entre l’éolien déjà exploité et le dessalement en cours de développement, le Royaume s’inscrit dans une trajectoire où les infrastructures énergétiques et hydriques avancent de front.




